La socio-esthétique: une autre forme de soins

 “La beauté n’est pas futile, elle aide à mieux vivre”. Grâce à un partenariat avec le CEW, réseau des professionnels de la beauté,  Ayako, socio-esthéticienne  est à la disposition des patients de la Maison Médicale Jeanne Garnier pour leur prodiguer bien-être et soins de beauté. 
CEW: esthétiques en soins palliatifsAyako, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je suis japonaise, je vis à Paris depuis 8 ans. Anciennement hôtesse de l’air chez Japan Airlines. Je me suis reconvertie dans la socio-esthétique.

…et présenter Les centres de Beauté du CEW?

Cette association existe depuis 30 ans, 35 Socio-esthéticiennes prodiguent des soins offerts auprès de 27 000 patients en France. Notre mission est d’apporter le confort et redonner le sourire aux patients. Les soins sont offerts afin que tout le monde, hommes et femmes, puisse bénéficier de ces moments de bien-être.

En quoi consiste votre travail très concrètement ?

Mon travail consiste essentiellement à apporter de la douceur, du réconfort aux patients par les soins esthétiques car ils sont abîmés physiquement et moralement par des traitements lourds. L’objectif est d’aider et d’accompagner les patients pour mieux se battre contre la maladie

 
En quoi est–il différent à Jeanne Garnier que dans un autre cadre ?

C’est la qualité de mes relations avec le personnel car c’est indispensable de collaborer avec eux pour réaliser les meilleurs soins auprès des patients.

Qu’est ce qui vous a conduit à choisir d’exercer ton métier de Socio-esthéticienne dans un contexte si singulier?

Quand je travaillais dans un Spa parisien, j’ai eu l’occasion d’accueillir certains patients de l’Institut Gustave Roussy pour un programme «Mieux vivre le cancer». J’ai pu développer la sensibilité humaine et le bien-être que je pouvais apporter à ces personnes souffrantes. Cette expérience m’a donnée envie d’approfondir mes connaissances dans le domaine de la socio-esthétique. J’ai donc décidé de faire une formation spécialisée afin d’être diplômée et de travailler en milieu hospitalier.

Avez-vous un  souvenir d’un soin qui vous a particulièrement marquée ?

C’est difficile d’en choisir un ! Chaque soin me touche car il n’est pas rare que certains patients pleurent ou soient émus. Ils redécouvrent des sensations perdues par le toucher et par l’énergie qu’on apporte lors de ces soins.

CEW

Il y a cent ans, à Marseille, Claire Monestès fondait la Xavière

centenaire xavieresIl y a cent ans, Claire Monestès fondait à Marseille la Xavière, congrégation de femmes choisissant  une vie religieuse missionnaire en plein monde. Congrégation religieuse apostolique de spiritualité ignatienne, elle a été reconnue officiellement en 1963 par l’Église catholique sous le nom d’« Institut La Xavière, missionnaire du Christ Jésus ». Elle est de droit pontifical depuis 2010. Aujourd’hui, elle compte une vingtaine de communautés sur trois continents : Afrique, Europe et Amérique.

En 1988, à la demande de Monseigneur Lustiger et après un long discernement, des xavières arrivent à la Maison Médicale Jeanne Garnier pour succéder aux Dames du Calvaire qui ne peuvent plus en assumer la charge, et pour maintenir l’esprit de l’oeuvre créee par Jeanne Garnier à Lyon et par Aurélie Jousset à Paris, à l’origine des soins palliatifs.

La communauté vit proche des malades, de leurs familles et du personnel.
Elle participe activement à l’animation liturgique et spirituelle et collabore à la formation.
Certaines Xavières sont impliquées à des titres divers dans l’association et la Maison Médicale :

  • Membres du conseil d’administration de l‘association des Dames du Calvaire
  • Responsable des bénévoles ou membres
  • Responsable de l’aumônerie
  • Médecins

Pour en savoir plus sur la Xavière

et sur les actualités liées à la célébration du Centenaire

A l’occasion du centenaire de la communauté de la Xavière, nous sommes heureux de rediffuser le film “Sur les chemins de Jeanne”.

Présenté par l’Association des Dames du Calvaire, il a été réalisé en 2018 par Pilippe Boig, sur une idée originale du Dr Marie-Sylvie Richard, xavière, médecin à la Maison Médicale Jeanne Garnier pendant plus de trente ans.

Quelle a été l’intuition de Jeanne Garnier au début du 19ème siècle? Comment a débuté son oeuvre à Lyon? Quelle est l’histoire des établissements Jeanne Garnier à Paris de 1874 à aujourd’hui? Quels sont leurs projets pour l’avenir ? Au fil des témoignages, découvrez cette histoire portée par des femmes et des hommes engagés, habités par la conviction que l’accompagnement et le meilleur soulagement des souffrances sont un droit pour tout patient, une fierté pour les professionnels et les bénévoles, et un signe de civilisation de notre société.

 

 

A la source du Care ( Replay 4/4)

table ronde 4 Claire Hibon, Laurène Sanchez, Christophe DejoursCette table ronde a cloturé  une journée d’étude consacrée au “sens et non-sens en soins palliatifs”. La matinée était dédiée  à la dimension éthique du travail du Care et la question du nons-sens.. L’après-midi, nous nous sommes tournés vers la dimension politique et spirituelle du travail du Care et plus particulièrement à la question du sens. La deuxième partie de l’après-midi était consacrée à la dimension spirituelle du travail du Care. Pourquoi travailler en soins palliatifs ? Où est-ce que les motivations qui orientent ce choix professionnel trouvent-elles leur source ? Dans l’histoire personnelle de chacun d’entre nous, dans notre éducation, dans notre spiritualité ? Les raisons qui nous font rester en soins palliatifs sont-elles les mêmes que celles qui nous y ont amenés ? Où trouver la force de continuer à être attentif et compatissant sur la durée malgré la fatigue, la souffrance et la mort présentes quotidiennement ? Travailler en soins palliatifs nous rend-il plus attentifs, plus empathiques ?

 

  • Par Claire Hibon, Infirmière, MMJG
  • Laurène Sanchez, Infirmière, MMJG
  • Christophe Dejours , Professeur émérite de psychologie, Université Paris Nanterre, directeur scientifique de l’institut de psychodynamique du travail

Animation par Emmanuel Bagaragaza,
Docteur en santé publique, Ingénieur de Recherche

Cette vidéo est la dernière d’une série de 4

1- Quand le langage de la gestion épuise le sens du soin

2-« Vous êtes inhumains » : le travail du Care à l’épreuve de l’agonie.

3- Les soins palliatifs et l’expérimentation démocratique.

 

Le principe des journées d’étude consiste à faire dialoguer professionnels et bénévoles de Jeanne Garnier avec des chercheurs en sciences humaines et sociales autour de questions inhérentes au travail de soin et d’accompagnement. Ces journées sont gratuites et ouvertes au public. L’ édition 2020, sur le thème : “Sens et non-sens en soins palliatifs” a été proposée en distanciel, suivie par plusieurs centaines de personnes en France, au Liban, en Suisse et en Belgique.

La journée du 18 septembre 2020 organisée par le pôle recherche de la Maison médicale Jeanne Garnier et le réseau RESSPIR a permis d’interroger ce qui, en soins palliatifs, relève du sens et du non-sens. Ce questionnement se trouve exacerbé par la crise sanitaire : les mesures d’hygiène et de sécurité appliquées pour ralentir la propagation du virus affectent les pratiques de soin au risque d’une érosion du sens et d’un épuisement. A l’inverse, le contexte sanitaire encourage les initiatives et la créativité, permettant potentiellement de retrouver du sens et de l’enthousiasme. Le concept de « culture palliative » a fait office de fil rouge tout au long de la journée. Dans quelle mesure l’expérience du sens ou du non-sens que l’on fait en soins palliatifs a-t-elle un lien avec la possibilité d’honorer ou non ce bien précieux que nous avons en partage ? La culture palliative, si difficile à définir, tire sa substance des règles de travail et des règles de métier qui se transmettent de générations en générations, largement invisibles, inscrites dans les gestes du soin, dans le souci des détails, dans cette succession de petits riens qui représentent « tout ce qu’il reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ». La mise en visibilité de ce travail du Care exige que chacun prenne le risque de dévoiler ce qui compte pour lui, ce qui a de l’importance, ce qui a de la valeur. C’est ce qu’ont brillamment fait les huit membres de la Maison médicale Jeanne Garnier tout au long de cette journée en dialoguant avec des chercheurs en philosophie, en éthique médicale et en psychologie.

 

Télécharger ici le programme de la journée en pdf


Cette journée est organisée en partenariat avec
le Réseau Santé, Soins et Spiritualités.

reseau RESSPIRle RESSPIR, désire :

  • promouvoir au sein de nos sociétés et cultures : la compréhension, la reconnaissance et l’intégration de la spiritualité dans les milieux de la santé en lien et en tension avec les traditions religieuses ;
  • contribuer au développement de l’interdisciplinarité permettant d’être davantage sujet de sa propre histoire dans son lien à soi, à l’autre et à l’institution.

Padi Palli, un programme de Recherche pour développer la démarche palliative précoce en EHPAD

Comment transposer aux EHPAD le concept de soins palliatifs précoces et intégrés  ?
Le Pôle Recherche de la Maison Médicale Jeanne Garnier s’est intéressé à cette question. En effet, le vieillissement de la population française s’accentue : d’ici 2070, la population des plus de 75 ans aura doublé, atteignant 8 millions de personnes. Les EHPAD accueillent des résidents de plus en plus âgés : 82 % des résidents ont 80 ans et plus, souffrant de plusieurs pathologies chroniques, dont certaines graves et incurables constituant la cause principale de décès des résidents.
L’accès aux soins palliatifs de cette population constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique.

EQUIPE PADI PALLI Le Pôle Recherche  a ainsi développé un ambitieux programme de recherche « Padi-Palli » pour lequel il a obtenu en 2019 le financement du PREPS (projet de recherche en performance des systèmes de santé).

Padi-Palli  vise à définir une nouvelle approche du développement de la démarche palliative précoce en EHPAD. Vingt et un EHPAD répartis sur 3 régions (Île-de-France, Provence-Alpes-Côte-D’azur et Nouvelle-Aquitaine) vont être invités à participer à cette étude. Deux centres sont partenaires dont la Maison de santé Marie Galène (Bordeaux) et le CH d’Avignon. 

Le Pôle Recherche s’étoffe pour l’occasion en accueillant 5 nouveaux  membres dont 3 sont basés à Jeanne Garnier (Nathalie Bouscaren, épidémiologiste, Célia Broussard, sociologue et Simon Martine, infirmier) et deux en région (Morgan Brunet, infirmier pour la Nouvelle-Aquitaine et Sylvie Barois, infirmière pour PACA.)   .

Emmanuel Bagaragaza et Dr Frédéric Guirimand sont co-chercheurs principaux en charge de la coordination du projet. Des chercheurs de renom, français et canadiens, constituent le comité scientifique interdisciplinaire de ce projet.

Comité scientifique :

 

Frédéric Guirimand, MD, PhD, Co-chercheur principal du projet et responsable du Pôle Recherche SPES

Philippe AEGERTER, MD, PhD ; Co-chercheur principal du projet, Méthodologiste, GIRCI-Ile-de-France ; UMR 1168-VIMA UVSQ-INSERM,

Emmanuel BAGARAGAZA, MPH, PhD, Co-chercheur principal et coordonnateur du projet 

Chercheurs associés :

Danièle LEBOUL, PhD, Pôle Recherche (SPES), MMJG, Paris

Régis AUBRY, MD, PhD, CIC 1431 INSERM /Éthique et Progrès Médical – Soins Palliatifs, CHU de Besançon, Université de Franche-Comté, Besançon

Joël ANKRI, MD, PhD ; UMR 1168-VIMA UVSQ-INSERM, Villejuif

Serge DANEAULT, MD, PhD ; Carrefour de l’innovation et de l’évaluation en santé (CIES), CHUM, Université de Montréal, Montréal

François BELAND, PhD ; Institut de recherche en santé publique (IRSPUM), École de santé publique, Université de Montréal, Montréal

Mathieu de STAMPA, PhD, MD, HAD, AP-HP, UMR 1168-VIMA UVSQ-INSERM,

Marie HERR, PhD, VIMA Vieillissement et maladie Chronique, UMR 1168-VIMA UVSQ-INSERM

TÉMOIGNAGE :Le réconfort peut-il s’apprendre?

LOGO-LA-VIE-vignetteComment les professionnels que sont les soignants et les bénévoles en milieu hospitalier font-il pour soulager la douleur  des patients confrontés au plus terrible? la mort d’un enfant, la fin inéluctable d’un longue maladie… Y a -t-il  une attitude à adopter pour atténuer la peine, pour consoler…?

Les bénévoles d’accompagnement et les personnels de la Maison Médicale Jeanne Garnier vivent ces questions au quotidien. Dans son édition du 29 octobre, l’hebdomadaire La Vie aborde ce sujet délicat  dans un bel article qui s’appuie sur les expériences de plusieurs d’en-eux.

Lire l’article ” Le réconfort peut-il s’apprendre”?

Margarita, aide-soignante, témoigne:

témoignage Marg
ИТ новости