« Au diapason des patients », Reportage M6

Claire Oppert violoncelliste et thérapeute
« L’art thérapie c’est prendre les pouvoirs magnifiques de l’art et les orienter vers le soin. »
Claire Oppert, violoncelliste et thérapeute vient chaque semaine à la rencontre des personnes malades, hospitalisées au sein de la Maison Médicale Jeanne Garnier. Au chevet des patients qui le désirent, elle ouvre par le pouvoir de la musique, une fenêtre vers l’apaisement, les souvenirs, l’émotion… Le temps d’une suite de Bach, d’une chanson populaire, d’un morceau de jazz … elle vit le moment présent avec eux, et accompagne cette vie qu’on ne maîtrise pas.
Le lundi 5 avril 2021, le Journal télévisé de M6 a suivi Claire Oppert dans sa rencontre des patients de la Maison Médicale Jeanne Garnier
Découvrez ici le reportage en Replay

 

Partie intégrante de l’équipe médicale, Claire échange longuement avec elle pour ajuster sa présence aux besoins de chaque patient rencontré. De l’avis même des soignants, les effets apaisants de son intervention  sont notables, et, pour certains patients, le recours à la musique vivante constitue un moyen non-médicamenteux de soulager la douleur.

La musique occupait une place importante dans la famille de Claire Oppert. Sa mère était danseuse, son père médecin généraliste et pianiste. A 8 ans, elle a un véritable coup de foudre pour le violoncelle – Plus tard, après une licence de philosophie, elle part en Russie et revient diplômée du conservatoire de Moscou.
Art thérapeute, elle a travaillé auprès de jeunes autiste. Elle intervient dans les Ehpad. Un jour elle croise  une patiente très agitée à qui on doit refaire le pansement. Claire interprète un extrait d’un trio de Schubert. La patiente se détend. L’infirmière lance alors « Il faudra absolument revenir pour le pansement Schubert ». Depuis, en jouant pour des malades en soins palliatifs, Claire a pu mesurer les effets bénéfiques: objectivement, on a ainsi montré que la présence de la musique vivante pendant un soin douloureux diminue la douleur de 10% à 50%, et l’anxiété. On a montré aussi que la musique vivante avait un effet bénéfique sur les équipes soignantes… à 100% !

 

La socio-esthétique: une autre forme de soins

 “La beauté n’est pas futile, elle aide à mieux vivre”. Grâce à un partenariat avec le CEW, réseau des professionnels de la beauté,  Ayako, socio-esthéticienne  est à la disposition des patients de la Maison Médicale Jeanne Garnier pour leur prodiguer bien-être et soins de beauté. 
CEW: esthétiques en soins palliatifsAyako, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je suis japonaise, je vis à Paris depuis 8 ans. Anciennement hôtesse de l’air chez Japan Airlines. Je me suis reconvertie dans la socio-esthétique.

…et présenter Les centres de Beauté du CEW?

Cette association existe depuis 30 ans, 35 Socio-esthéticiennes prodiguent des soins offerts auprès de 27 000 patients en France. Notre mission est d’apporter le confort et redonner le sourire aux patients. Les soins sont offerts afin que tout le monde, hommes et femmes, puisse bénéficier de ces moments de bien-être.

En quoi consiste votre travail très concrètement ?

Mon travail consiste essentiellement à apporter de la douceur, du réconfort aux patients par les soins esthétiques car ils sont abîmés physiquement et moralement par des traitements lourds. L’objectif est d’aider et d’accompagner les patients pour mieux se battre contre la maladie

 
En quoi est–il différent à Jeanne Garnier que dans un autre cadre ?

C’est la qualité de mes relations avec le personnel car c’est indispensable de collaborer avec eux pour réaliser les meilleurs soins auprès des patients.

Qu’est ce qui vous a conduit à choisir d’exercer ton métier de Socio-esthéticienne dans un contexte si singulier?

Quand je travaillais dans un Spa parisien, j’ai eu l’occasion d’accueillir certains patients de l’Institut Gustave Roussy pour un programme «Mieux vivre le cancer». J’ai pu développer la sensibilité humaine et le bien-être que je pouvais apporter à ces personnes souffrantes. Cette expérience m’a donnée envie d’approfondir mes connaissances dans le domaine de la socio-esthétique. J’ai donc décidé de faire une formation spécialisée afin d’être diplômée et de travailler en milieu hospitalier.

Avez-vous un  souvenir d’un soin qui vous a particulièrement marquée ?

C’est difficile d’en choisir un ! Chaque soin me touche car il n’est pas rare que certains patients pleurent ou soient émus. Ils redécouvrent des sensations perdues par le toucher et par l’énergie qu’on apporte lors de ces soins.

CEW

Art Thérapie : un temps de création pour les soignants

art therapie soignantsce mercredi après midi, l’atelier d’Art thérapie, habituellement destiné aux patients, accueille 7 soignants. Une heure pour laisser ses mains courir sur le papier, et libérer son esprit pour un vrai temps de détente et de ressourcement.

” Résultat surprenant. moment de Lâcher-prise et hors du temps.”

“J’ai oublié que j’étais au travail.”

“Légèreté, tout en plénitude. Création solitaire et commune. Pleins de contraires attirants. La vie, quoi !”

“Le travail de la main vide l’esprit.Le don favorise la relation. L’oeuvre en équipe permet l’unité sans se connaître par le paier, la forme, la matière”

“Très bon moment, belle évasion, belle découverte.”

“Permet de faire le vide et de se détendre.”

“Cela m’a permis de me détendre le temps d’un instant, et d’oublier les soins et l’anxiété. Merci”

 

Ouverture vers le domicile, soins palliatifs précoces, thérapeutiques innovantes… découvrez nos projets

couverture PE jeanne garnierDébut février 2021, Jeanne Garnier Paris a publié son nouveau projet d’établissement 2021-2025, véritable feuille de route pour toutes les équipes.

  • Conforter nos fondamentaux en conjuguant bienveillance, éthique et technicité des soins,  
  • Innover pour apporter en permanence la meilleure qualité de soin et d’accompagnement,
  • Ouvrir les soins palliatifs vers le domicile et vers une prise en charge plus précoce, en lien avec nos partenaires de ville et hospitaliers,
  • Adapter  nos prises en charge à des populations ayant des besoins spécifiques
  • Développer la recherche et la formation…
Tels sont les axes majeurs de notre développement dans les 5 ans à venir.

Vous en trouverez ci-dessous une version condensée ainsi qu’une  vidéo de nos équipes portant différents projets

Télécharger la version PDF du Projet d’Etablissement 2021-2025

 

Cette dynamique, conçue et portée par l’ensemble des équipes de Jeanne Garnier, est déjà bien amorcée comme cette vidéo  vous le démontrera !

Il y a cent ans, à Marseille, Claire Monestès fondait la Xavière

centenaire xavieresIl y a cent ans, Claire Monestès fondait à Marseille la Xavière, congrégation de femmes choisissant  une vie religieuse missionnaire en plein monde. Congrégation religieuse apostolique de spiritualité ignatienne, elle a été reconnue officiellement en 1963 par l’Église catholique sous le nom d’« Institut La Xavière, missionnaire du Christ Jésus ». Elle est de droit pontifical depuis 2010. Aujourd’hui, elle compte une vingtaine de communautés sur trois continents : Afrique, Europe et Amérique.

En 1988, à la demande de Monseigneur Lustiger et après un long discernement, des xavières arrivent à la Maison Médicale Jeanne Garnier pour succéder aux Dames du Calvaire qui ne peuvent plus en assumer la charge, et pour maintenir l’esprit de l’oeuvre créee par Jeanne Garnier à Lyon et par Aurélie Jousset à Paris, à l’origine des soins palliatifs.

La communauté vit proche des malades, de leurs familles et du personnel.
Elle participe activement à l’animation liturgique et spirituelle et collabore à la formation.
Certaines Xavières sont impliquées à des titres divers dans l’association et la Maison Médicale :

  • Membres du conseil d’administration de l‘association des Dames du Calvaire
  • Responsable des bénévoles ou membres
  • Responsable de l’aumônerie
  • Médecins

Pour en savoir plus sur la Xavière

et sur les actualités liées à la célébration du Centenaire

A l’occasion du centenaire de la communauté de la Xavière, nous sommes heureux de rediffuser le film “Sur les chemins de Jeanne”.

Présenté par l’Association des Dames du Calvaire, il a été réalisé en 2018 par Pilippe Boig, sur une idée originale du Dr Marie-Sylvie Richard, xavière, médecin à la Maison Médicale Jeanne Garnier pendant plus de trente ans.

Quelle a été l’intuition de Jeanne Garnier au début du 19ème siècle? Comment a débuté son oeuvre à Lyon? Quelle est l’histoire des établissements Jeanne Garnier à Paris de 1874 à aujourd’hui? Quels sont leurs projets pour l’avenir ? Au fil des témoignages, découvrez cette histoire portée par des femmes et des hommes engagés, habités par la conviction que l’accompagnement et le meilleur soulagement des souffrances sont un droit pour tout patient, une fierté pour les professionnels et les bénévoles, et un signe de civilisation de notre société.

 

 

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