Un chien pour apaiser et créer du lien : Médiation animale en Unité de Soins Palliatifs

Chaque semaine, un visiteur inattendu circule dans les couloirs de la Maison Médicale. Youki est devenu un familier des équipes soignantes. Avec sa maîtresse, le chien, dressé pour cela,  va à la rencontre des patients qui le souhaitent. Cette présence de l’animal fait entrer le monde extérieur au chevet des patients. Elle fait oublier le contexte de la maladie et les soins médicaux, éveille des souvenirs, des émotions, des sensations. 

Isabelle de Tournemire, bénévole et fondatrice de l’association “Parole de Chien” raconte comment cette relation avec l’animal est un temps privilégié, un beau moment de vie.

 

 

 

Fin de Vie : Participons au débat avec la SFAP

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Depuis le début de l’année, quatre propositions de loi visant à instaurer une  aide médicalisée active à mourir par injection létale ont été déposées à l’Assemblée Nationale ou au Sénat . La SFAP, Société Française d’Accompagnement et Soins Palliatifs, société savante et militante a pour objet de faire connaitre et développer les soins palliatifs et l’accompagnement. Elle s’est toujours impliquée dans les débats législatifs concernant la fin de vie.

Face à la très forte pression politique pour que ce sujet soit remis dans l’agenda parlementaire d’ici la fin de l’année, la SFAP a lancé une consultation nationale auprès de l’ensemble des acteurs en soins palliatifs. L’objectif est non seulement d’anticiper de possibles

changements législatifs, mais aussi de travailler sur le développement des soins palliatifs, avec l’ouverture d’un nouveau Plan pour les soins palliatifs. Les participants  ces réunions-débats en petits groupes sont invités  à échanger sur les questions suivantes :

1- Y a-t-il actuellement des situations de maladie, de handicap ou de fin de vie, dans lesquelles je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi répondre ou qui me mettent en difficulté  ?

2- Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer la pression sociétale pour obtenir une  aide active mourir et quelles pourraient être les meilleures façons d’y répondre ?

3- Quelle position la SFAP doit-elle prendre dans ce débat de société ? (Se retirer du débat ? s’opposer à toute légalisation d’une  aide active à mourir ? participer pour trouver un compromis ? soutenir la légalisation d’une  aide active à mourir   ? …)

Le 21 juillet,  une trentaine de soignants, personnels, agents administratifs et bénévoles ont participé  à des réunions-débats pour apporter leur contribution à cette réflexion collective. Une seconde session sera proposée le 28 juillet.

Paroles de soignants: Travailler en soins palliatifs, c’est travailler en équipe.

Travailler en soins palliatifs, c’est travailler ensemble, ne jamais être seul. Le travail en équipe, la délibération, la place de chacun, la pluridisciplinarité … les soignants de la Maison Médicale Jeanne Garnier Paris en parlent, et en parlent bien! Et si l’esprit d’équipe, ca compte pour vous, rejoignez-nous !

 

« Au diapason des patients », Reportage M6

Claire Oppert violoncelliste et thérapeute
« L’art thérapie c’est prendre les pouvoirs magnifiques de l’art et les orienter vers le soin. »
Claire Oppert, violoncelliste et thérapeute vient chaque semaine à la rencontre des personnes malades, hospitalisées au sein de la Maison Médicale Jeanne Garnier. Au chevet des patients qui le désirent, elle ouvre par le pouvoir de la musique, une fenêtre vers l’apaisement, les souvenirs, l’émotion… Le temps d’une suite de Bach, d’une chanson populaire, d’un morceau de jazz … elle vit le moment présent avec eux, et accompagne cette vie qu’on ne maîtrise pas.
Le lundi 5 avril 2021, le Journal télévisé de M6 a suivi Claire Oppert dans sa rencontre des patients de la Maison Médicale Jeanne Garnier
Découvrez ici le reportage en Replay

 

Partie intégrante de l’équipe médicale, Claire échange longuement avec elle pour ajuster sa présence aux besoins de chaque patient rencontré. De l’avis même des soignants, les effets apaisants de son intervention  sont notables, et, pour certains patients, le recours à la musique vivante constitue un moyen non-médicamenteux de soulager la douleur.

La musique occupait une place importante dans la famille de Claire Oppert. Sa mère était danseuse, son père médecin généraliste et pianiste. A 8 ans, elle a un véritable coup de foudre pour le violoncelle – Plus tard, après une licence de philosophie, elle part en Russie et revient diplômée du conservatoire de Moscou.
Art thérapeute, elle a travaillé auprès de jeunes autiste. Elle intervient dans les Ehpad. Un jour elle croise  une patiente très agitée à qui on doit refaire le pansement. Claire interprète un extrait d’un trio de Schubert. La patiente se détend. L’infirmière lance alors « Il faudra absolument revenir pour le pansement Schubert ». Depuis, en jouant pour des malades en soins palliatifs, Claire a pu mesurer les effets bénéfiques: objectivement, on a ainsi montré que la présence de la musique vivante pendant un soin douloureux diminue la douleur de 10% à 50%, et l’anxiété. On a montré aussi que la musique vivante avait un effet bénéfique sur les équipes soignantes… à 100% !

 

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