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CARTE Soins Palliatifs: Découvrez le programme 2021 de nos Formations

CARTE programme formations 2021

CARTE soins palliatifs est rattaché à la Maison Médicale Jeanne Garnier, plus grand établissement européen de soins palliatifs.
Depuis plus de 15 ans, CARTE conçoit et met en œuvre des formations destinées aux professionnels des établissements hospitaliers, professionnels des structures d’hébergement pour personnes âgées ou handicapées, intervenants du domicile, bénévoles, équipes d’aumônerie, étudiants aides-soignantes, infirmières…

 

Vous voulez 

  • Améliorer vos compétences
  • Approfondir vos connaissances
  • Vous ouvrir aux approches non médicamenteuses
  • Développer une réflexion éthique…,

vous trouverez dans nos formations pour 2021 des propositions qui ne manqueront pas de vous intéresser.


Consultez ci-dessous ou téléchargez le catalogue de nos formations 2021

 

Nous restons à votre écoute. N’hésitez pas à nous contacter
Tél. : 01 43 92 22 90 – ou par Mail

JOURNEE D’ETUDE “SENS ET NON-SENS EN SOINS PALLIATIFS”- 18 SEPT 2020

Le principe des journée d’étude consiste à faire dialoguer professionnels et bénévoles de Jeanne Garnier avec des chercheurs en sciences humaines et sociales autour de questions inhérentes au travail de soin et d’accompagnement. Ces journées sont gratuites et ouvertes au public. L’ édition 2020, sur le thème : “Sens et non-sens en soins palliatifs” a été proposée en distanciel, suivie par plusieurs centaines de personnes en France, au Liban, en Suisse et en Belgique.

La journée du 18 septembre 2020 organisée par le pôle recherche de la Maison médicale Jeanne Garnier et le réseau RESSPIR a permis d’interroger ce qui, en soins palliatifs, relève du sens et du non-sens. Ce questionnement se trouve exacerbé par la crise sanitaire : les mesures d’hygiène et de sécurité appliquées pour ralentir la propagation du virus affectent les pratiques de soin au risque d’une érosion du sens et d’un épuisement. A l’inverse, le contexte sanitaire encourage les initiatives et la créativité, permettant potentiellement de retrouver du sens et de l’enthousiasme. Le concept de « culture palliative » a fait office de fil rouge tout au long de la journée. Dans quelle mesure l’expérience du sens ou du non-sens que l’on fait en soins palliatifs a-t-elle un lien avec la possibilité d’honorer ou non ce bien précieux que nous avons en partage ? La culture palliative, si difficile à définir, tire sa substance des règles de travail et des règles de métier qui se transmettent de générations en générations, largement invisibles, inscrites dans les gestes du soin, dans le souci des détails, dans cette succession de petits riens qui représentent « tout ce qu’il reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ». La mise en visibilité de ce travail du Care exige que chacun prenne le risque de dévoiler ce qui compte pour lui, ce qui a de l’importance, ce qui a de la valeur. C’est ce qu’ont brillamment fait les huit membres de la Maison médicale Jeanne Garnier tout au long de cette journée en dialoguant avec des chercheurs en philosophie, en éthique médicale et en psychologie.

Première partie :
La dimension éthique du travail du Care.

Animation de la matinée par Marie-Dominique Trébuchet
Maître de conférences en théologie et directrice de l’Institut supérieur de sciences religieuses, ICP

1- Quand le langage de la gestion épuise le sens du soin quand le langage epuise le sens table ronde.jpg  
  • Par Elodie Pothin, Responsable formation et Gestionnaire planning soignants, MMJG
  • Anne-Caroline Frèrejacques, Infirmière coordinatrice, MMJG
  • Agata Zielinski, Maître de conférences en philosophie, Faculté de médecine de l’Université de Rennes 1

La matinée était consacrée à la dimension éthique du travail du Care et plus particulièrement à la question du non-sens. La première partie de cette matinée a permis d’interroger dans quelle mesure le langage de la gestion épuise ou non le sens du soin. A travers l’exemple très concret des réunions hebdomadaires d’élaboration du « planning soignants », les contradictions entre les différentes rationalités à l’œuvre (soignante, financière, gestionnaire) dans une unité de soins palliatifs ont été mises en évidence. Comment dépasser ces contradictions au service de la coopération collective ?

Replay disponible ICI

 

 

2-« Vous êtes inhumains » : le travail du Care à l’épreuve de l’agonie.
table ronde 2 Andréa Jam, Infirmière, MMJG Isabelle Leconte, Aide-soignante, MMJG Isabelle Gernet
  • Par Andréa Jam, Infirmière, MMJG
  • Isabelle Leconte, Aide-soignante, MMJG
  • Isabelle Gernet, Maître de conférences en Psychologie clinique et psychopathologie, Université de Paris

La deuxième partie de cette matinée consacrée au non-sens en soins palliatifs a soulevé une question délicate que les soignants préfèrent généralement laisser dans l’ombre. Que ressentent-ils lorsque les patients ou leurs proches les accusent d’être des « monstres » au nom d’un soin perçu comme déraisonnable ou maltraitant ? Le non-sens de l’agonie ou encore le refus d’un patient d’être soulagé ou lavé génèrent chez les soignants le sentiment de mal faire et peuvent faire vaciller leur sens moral. Le non-sens du soin fait alors écho au non-sens de la souffrance ou au non-sens de la mort. Comment est-ce que les gestes du soin, dans leur matérialité et leur technicité, contribuent-ils à donner du sens sans apporter de réponses à ces questions intimes et existentielles ?

Replay disponible ICI

 

Deuxième partie :
La dimension politique et spirituelle du travail du Care.

Animation de l’après-midi par Emmanuel Bagaragaza,
Docteur en santé publique, Ingénieur de Recherche

 
3– Les soins palliatifs et l’expérimentation démocratique.
 
table ronde 3 Laurent Taillade, Monique De Kerangal, ,Grégory Aiguier
  • Par Laurent Taillade, Médecin, MMJG
  • Monique De Kerangal, Infirmière, MMJG
  • Grégory Aiguier, Maître de conférences en éthique médicale, Institut Catholique de Lille

L’après-midi était consacrée à la dimension politique et spirituelle du travail du Care et plus particulièrement à la question du sens. La première partie de l’après-midi a été l’occasion d’explorer ce qui, en soins palliatifs, soutient plus qu’ailleurs la possibilité de faire l’expérience de la démocratie dans le travail du soin. L’organisation du travail, les nombreux temps laissés à la délibération collective, la possibilité d’être créatif, la place accordée à la parole des patients sont autant de leviers favorisant cette expérience démocratique. Comment diffuser cette culture en dehors des unités de soins palliatifs et comment la garder vivante pour honorer les principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre pacte social ?

 

Replay disponible ICI

 

4-A la source du Care…
table ronde 4 Claire Hibon, Laurène Sanchez, Christophe Dejours
  • Par Claire Hibon, Infirmière, MMJG
  •  

    Laurène Sanchez, Infirmière, MMJG

  • Christophe Dejours , Professeur émérite de psychologie, Université Paris Nanterre, directeur scientifique de l’institut de psychodynamique du travail

La deuxième partie de l’après-midi était consacrée à la dimension spirituelle du travail du Care. Pourquoi travailler en soins palliatifs ? Où est-ce que les motivations qui orientent ce choix professionnel trouvent-elles leur source ? Dans l’histoire personnelle de chacun d’entre nous, dans notre éducation, dans notre spiritualité ? Les raisons qui nous font rester en soins palliatifs sont-elles les mêmes que celles qui nous y ont amenés ? Où trouver la force de continuer à être attentif et compatissant sur la durée malgré la fatigue, la souffrance et la mort présentes quotidiennement ? Travailler en soins palliatifs nous rend-il plus attentifs, plus empathiques ?

Replay disponible ICI


Le principe des journée d’étude consiste à faire dialoguer professionnels et bénévoles de Jeanne Garnier avec des chercheurs en sciences humaines et sociales autour de questions inhérentes au travail de soin et d’accompagnement. Ces journées sont gratuites et ouvertes au public. L’ édition 2020, sur le thème : “Sens et non-sens en soins palliatifs” a été proposée en distanciel, suivie par plusieurs centaines de personnes en France, au Liban, en Suisse et en Belgique.

La journée du 18 septembre 2020 organisée par le pôle recherche de la Maison médicale Jeanne Garnier et le réseau RESSPIR a permis d’interroger ce qui, en soins palliatifs, relève du sens et du non-sens. Ce questionnement se trouve exacerbé par la crise sanitaire : les mesures d’hygiène et de sécurité appliquées pour ralentir la propagation du virus affectent les pratiques de soin au risque d’une érosion du sens et d’un épuisement. A l’inverse, le contexte sanitaire encourage les initiatives et la créativité, permettant potentiellement de retrouver du sens et de l’enthousiasme. Le concept de « culture palliative » a fait office de fil rouge tout au long de la journée. Dans quelle mesure l’expérience du sens ou du non-sens que l’on fait en soins palliatifs a-t-elle un lien avec la possibilité d’honorer ou non ce bien précieux que nous avons en partage ? La culture palliative, si difficile à définir, tire sa substance des règles de travail et des règles de métier qui se transmettent de générations en générations, largement invisibles, inscrites dans les gestes du soin, dans le souci des détails, dans cette succession de petits riens qui représentent « tout ce qu’il reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ». La mise en visibilité de ce travail du Care exige que chacun prenne le risque de dévoiler ce qui compte pour lui, ce qui a de l’importance, ce qui a de la valeur. C’est ce qu’ont brillamment fait les huit membres de la Maison médicale Jeanne Garnier tout au long de cette journée en dialoguant avec des chercheurs en philosophie, en éthique médicale et en psychologie.

 

Télécharger ici le programme de la journée en pdf


Cette journée est organisée en partenariat avec
le Réseau Santé, Soins et Spiritualités.

reseau RESSPIRle RESSPIR, désire :

  • promouvoir au sein de nos sociétés et cultures : la compréhension, la reconnaissance et l’intégration de la spiritualité dans les milieux de la santé en lien et en tension avec les traditions religieuses ;
  • contribuer au développement de l’interdisciplinarité permettant d’être davantage sujet de sa propre histoire dans son lien à soi, à l’autre et à l’institution.

“Alzheimer, parle-moi de toi”- cahier à télécharger

Alzheimer , parle moi de toi - livret à l'attention des aidantsAccompagner un proche touché par une maladie neuro-évolutive ne s’improvise pas. Ghislaine Delubac le découvre, lorsque sa mère, malade d’Alzheimer, la conduit sur un chemin qui la laisse bien démunie. Au fil des mois et des années, elle apprend, tâtonne, fait des erreurs et des découvertes.  Aujourd’hui, elle choisit de partager ce qu’elle a appris pour permettre à d’autres “aidants”d’aborder plus posément toutes les questions qui se posent au quotidien.
Elle publie un cahier très complet, à télécharger gratuitement.

 

Ghislaine Delubac a travaillé avec la gériatre Florence Bonté de l’hôpital Sainte-Marie, ainsi que les professionnels de la plateforme de répit de l’Espace Jeanne Garnier, à Paris,

L’édition du livret été financé grâce à une campagne de financement participatif.

Le cahier”Alzheimer, parle-moi de toi” se décompose en 5 châpitres, qui chacun, proposent, dans une approche très pragmatique, des conseils, des informations, des témoignages, des recommandations de professionnels:

  • comprendre la maladie et ses troubles
  • se mettre en condition pour accompagner
  • mettre en place des activités
  • développer une stratégie aidant.e-personne aidée pour le maintien à domicile
  • prévenir les risques pour l’aidant.e

Il s’agit d’une véritable boîte à outils de l’aidant .

Télécharger ici gratuitement le cahier “Alzheimer, parle moi de toi”.

Exposition : Isabelle de Hédouville.F

affiche i de Hedouville.FIsabelle de Hédouville.F expose ses toiles au sein de la Maison Médicale Jeanne Garnier et offre ainsi aux visiteurs, aux personnes malades et aux personnels un voyage, où la couleur, la transparence mais aussi les lignes et les formes évoquent tout à la fois la nature, la ville, l’homme dans son environnement, dans ses combats et ses questionnements….

VILLE/NATURE

De nos jours la nature envahit de plus en plus l’espace urbain et fait partie à part entière du projet architectural. La végétalisation des murs, des terrasses, des balcons, des toits se répand, abolissant la confrontation entre le monde minéral et le monde végétal. Les horizontales se libèrent des verticales. La lumière joue avec les masses et les lignes, la transparence d’un feuillage ou l’opacité d’un mur, construisant une autre perspective.

SEQUANA

Sous le pont coule la Seine, s’écoule le temps… Happé par le ciel le regard se dilate, invite à la contemplation au rythme de la respiration des lignes, des couleurs et des formes. Une autre dimension recompose les rapports entre les êtres; celui qui prend le temps de s’arrêter sur un pont, attentif aux mouvements de la vie, le perçoit.

DARAYA

Isabelle de Hédouville a réalisé en 2018 trois œuvres à partir du livre de Delphine Minoui : Les passeurs de livres de Daraya, écrit en 2017 ( Editions du Seuil ), dont le tableau « Livres et paix ». C’est un hommage à ceux qui pensent que la culture est un moyen d’échapper à l’horreur de la guerre. Ainsi cette jeunesse syrienne qui a sauvé des décombres près de 11 000 ouvrages ensevelis sous les ruines de la ville de Darya pour les rassembler dans une cave de la ville devenue bibliothèque clandestine.
La ville est en ruine, sous les bombardements, mais comme le suggère la composition de ce tableau les fenêtres de l’espoir restent ouvertes.  

BIOGRAPHIE               

Isabelle de Hédouville.F est née en 1959.  Diplômée architecte DPLG à Paris V-Nanterre en 1985, elle travaille auprès de Jean-Claude Yarmola, architecte en chef des Monuments Historiques, chargé du Var et des Alpes-Maritimes. En 1987, elle s’oriente définitivement vers la peinture : elle entre dans l’atelier de José Ostria à Paris, où elle reste 10 ans. Depuis 1989, elle expose dans les salons historiques parisiens et régulièrement en galeries, en France et à l’étranger. Elle travaille dans son atelier à Versailles depuis 20 ans. Elle est présente dans des collections privées et publiques : Matra Hachette, Diocèse de Versailles. Son œuvre est centrée sur la destinée de l’homme qu’elle symbolise par la confrontation entre l’humain et la ville.                             

« Mon cheminement en peinture est lié à ma quête spirituelle : rien n’est acquis. Je plonge au fond de moi-même et des événements dans le même mouvement qui me fait approfondir la matière, la couleur, la ligne, les transparences.

Le travail sur la ligne se construit au fil des œuvres. Il symbolise le lien entre les personnes et met en valeur, par un jeu de contrastes, la matière. Cette recherche sur les paradoxes vise à brouiller les perceptions entre arrière-plan et premier plan. Les lignes sur la toile créent un labyrinthe dans lequel cheminent les personnages.

Je magnifie l’interaction de l’homme avec son environnement par des monochromes qui exaltent les lignes de force de la composition, la lumière et les transparences. »

​Isabelle de Hédouville.F

« Architecte de formation, Isabelle de Hédouville.F se nourrit des œuvres de Géricault, Rodin, Gauguin, Rothko… Au-delà des différences d’époque et de facture de ces artistes elle est attirée par la puissance et la spiritualité qu’elle ressent chez eux. A la suite du décès de son mari, sa peinture est marquée par le combat intérieur qu’elle vit pour atteindre la paix : ce dilemme se ressent dans la construction de sa peinture très structurée (formation d’architecte oblige) traversée par des lignes et des plans qui brouillent la perspective. Son travail par étapes, à partir de croquis est une longue maturation en résonance avec son cheminement et ses questionnements spirituels. Matière et transparence, immanence et transcendance : l’artiste puise son inspiration aussi bien dans les paysages urbains et ruraux que dans le thème de la destinée de l’homme. »

Brigitte Camus – Artiste / Autrice / Directrice Collection « Artiste mode d’emploi »

En savoir plus

Jeanne Garnier, un établissement du secteur privé solidaire

 

Les établissements et services du secteur privé solidaire ont fait preuve d’une mobilisation sans faille face à la crise sanitaire. Toutefois, ils sont encore mal identifiés par le grand public qui imagine  trop souvent un système de santé binaire « public-privé ». Pourtant, il existe une troisième voie.
Le secteur privé solidaire rassemble ainsi des établissements  « pas comme les autres », riches de leurs spécificités : pas de dépassement d’honoraire, pas d’actionnaire, une gouvernance désintéressée, l’accueil de tous les publics….

fehap privé solidaireLes établissements Jeanne Garnier sont membres de la FEHAP, fédération de référence du secteur privé solidaire de la Santé, forte de près de 4800 établissements adhérents.
Pour conforter la notoriété et valoriser l’esprit collectif qui caracterise ce secteur, la FEHAP a choisi de mettre en lumière par un film, les professionnels qui font vivre les établissements au quotidien : un éducateur, une infirmière, un neurochirurgien ou encore un assistant social qui ouvrent les portes de leurs services et vous accueillent.

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