

Avec un peu de retard, je fais part à tous les bénévoles de Jeanne Garnier de ma profonde admiration pour la qualité exceptionnelle de leur accompagnement.
Je les remercie chaleureusement d’avoir contribué au bien être apporté à mon époux avant son décès. Merci à ............., ....... sans oublier ........ dont le sourire paisible a atténué notre visite au funérarium.
Merci à ceux dont je n’ai pas retenu le prénom mais qui se sont rendus si disponibles.
Dans ce lieu d’une exceptionnelle qualité, avec une équipe de soignants, médecins et infirmières dont l’engagement et la compétence nous accompagnaient si bien, combien, de plus, nous avons pu être aidés et soutenus par la présence silencieuse et discrète des bénévoles.
Accueil et disponibilité, toute leur attention tournée vers nous sans jamais nous imposer quoi que ce soit. Assis dans les petits « jardins d’hiver » des coursives de Sainte Françoise nous pouvions en attendre un accueil, et quand nous le souhaitions, une écoute.
Je pense que là est le cœur même de cette aide : nous avons été écoutés quand la parole pouvait soulever un peu le poids de notre angoisse.
Ecoutés avec infiniment de respect, avec tendresse, et avec compassion. Quel beau mot la « com-passion », « souffrir-avec ». Comme il y faut beaucoup d’amour pour accueillir et soutenir la souffrance de l’autre, sans jamais y ajouter le poids de la nôtre.
Les infirmiers et les médecins connaissent bien cette frontière, ce « juste lieu » où celui qui souffre a besoin de votre vitalité attentive.
Quand j’éprouvais le besoin de sortir de la chambre pour reprendre souffle, combien j’ai aimé rencontrer le regard amical de ces femmes qui portaient leur prénom sur un badge, juste pour nous dire : je suis là.